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Marie Dégremont-Dorville a soutenu sa thèse sur la Transitions énergétiques et politiques à l'orée du XXIe siècle. L'émergence en France d'un modèle territorial de transition énergétique (14 mai 2018)

DU COTÉ DES DOCTORANTS // PHD STUDENTS' CORNER
Édité le 14 Mai 2018

Marie Dégremont-Dorville a soutenu une thèse en science politique :
Transitions énergétiques et politiques à l'orée du XXIe siècle. L'émergence en France d'un modèle territorial de transition énergétique.

Elle s'est tenue le lundi 14 mai 2018 à 9 heures, dans la salle de réunion de l'Ecole doctorale de Sciences Po.

Le jury était composé de :

- M. Olivier Borraz, Directeur de recherche CNRS, Centre de sociologie des organisations, Sciences Po (directeur de la thèse)
- Mme Christine Cros, Docteur, Conseillère auprès de la Directrice de l’énergie, Direction générale de l’énergie et du climat, Ministère de la transition écologique et solidaire
- Mme Anne-Cécile Douillet, Professeure des universités, Université Lille 2 (rapporteur)
- M. Patrick Le Lidec, Chargé de recherche CNRS, Centre d’études européennes, Sciences Po (tuteur)
- Mme Géraldine Pflieger, Professeure associée, Université de Genève
- M. François-Mathieu Poupeau, Chargé de recherche, HDR, CNRS, Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés, Université Paris Est (rapporteur).


Résumé de la thèse :

Cette thèse interroge les processus de transition énergétique engagés dans les collectivités territoriales françaises, en les inscrivant dans une perspective historique. Nous analysons les politiques territoriales de développement des énergies renouvelables, de maîtrise de la demande et de modernisation des réseaux d’énergie, qui se développent depuis le milieu des années 2000. Elles se déploient dans un contexte de remise en cause des logiques historiques gouvernant les politiques publiques françaises dans le domaine de l’énergie, et en particulier le secteur de l’électricité.
Cela offre des opportunités à un ensemble d’acteurs en contestant les principes d’organisation, mettant en avant des logiques alternatives, qu’ils construisent et étayent depuis plusieurs décennies.
A la faveur de l’action d’entrepreneurs politiques, qui mobilisent des ressources acquises au cours de leur carrière, un modèle énergétique alternatif se construit à l’échelle territoriale. Progressivement, il se traduit par l’émergence de systèmes productifs locaux, principalement pilotés par les conseils régionaux et les métropoles. Ces processus entraînent des changements, la plupart du temps incrémentaux, mais qui connaissent des phases d’accélération et peuvent entraîner de profondes transformations des systèmes énergétiques. Ils introduisent une différenciation au sein de l’organisation nationale du secteur de l’énergie, d’autant plus puissante qu’elle est portée de manière standardisée. Au vu de l’importance de l’énergie dans la structuration de l’Etat, ces transitions pourraient avoir des effets sur l’action publique et sur l’Etat lui-même.






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Marie DEGREMONT-DORVILLE